Depuis la loi HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), les internautes habitués au téléchargement illégal ont vu leurs habitudes bouleversées. Au-delà de ces derniers, tous les internautes sont en réalité visés par la loi HADOPI. Il est possible de se faire interpeller pour manque de sécurisation de son réseau. Pour éviter d’être l’objet de la fameuse riposte graduée prônée par cette loi, de nouvelles méthodes de téléchargement ont vu le jour. Les solutions pour contourner la loi HADOPI ne cessent de se multiplier. Découvrez-en davantage ci-dessous.

L’utilisation d’un Virtual Private Network (VPN)

Un VPN (réseau privé virtuel) représente une solution assez simple et efficace pour contourner la loi HADOPI. Il s’agit d’un logiciel que l’on installe sur son ordinateur. Ce dernier permet de créer une sorte de réseau privé sur internet. En pratique, il vous permet de modifier votre adresse IP en créant un pont entre votre connexion internet et un point d’accès basé à l’étranger. Puisque vous surfez et téléchargez désormais à partir de ce dernier point d’accès, vous ne risquez pas d’essuyer une répression de la loi HADOPI. Même si la nouvelle adresse IP est repérée, il est impossible de remonter jusqu’à vous. Plusieurs sites proposent des formules illimitées de VPN pour un tarif mensuel forfaitaire. Vous pouvez également dénicher des VPN anonymes gratuits. Cependant, ces derniers sont le plus souvent bridés. Ils n’offrent donc pas le confort ou encore la rapidité de téléchargement souhaitée. Pour choisir un bon VPN, vous pouvez consulter un comparatif de VPN sur la toile.

Le cryptage de tous ses échanges

Toujours dans l’optique de garder l’anonymat lors des téléchargements sur internet afin d’échapper à la HADOPI, les pirates de haut vol n’hésitent pas à employer les grands moyens. On n’est jamais trop prudent, dit-on. C’est pour cela que certains pros naviguent sur le web sous SSL. Il s’agit du protocole de cryptage qu’on utilise pour les ventes en ligne.

Tor est aussi une solution utilisée pour rendre invisibles toutes les activités que l’on effectue en ligne.

Cependant, pour l’utiliser il faut réaliser certains réglages pointus au niveau de son ordinateur. Il s’agit là d’une difficulté technique qui empêche les débutants d’employer cette méthode. Elle est également hors de la portée des autorités pour la même raison. Cependant, l’utilisation du navigateur Tor Browser est une solution plus facile à utiliser.

L’évitement des blockbusters

Outre les méthodes ci-dessus énumérées, il existe bien de solutions plus simples qui permettent de contourner la loi HADOPI et d’échapper à la juridiction française. Vous pouvez par exemple éviter les blockbusters. Simple comme méthode, mais efficace. Vous vous doutez certainement que la loi HADOPI ne peut réellement pas surveiller les 35 millions d’internautes actifs en France. Avec un budget annuel d’environ 8,5 millions d’euros (2016), la HADOPI ne s’occupe en propriété que de 10 000 chansons et quelque 200 films. La constitution de cet échantillon se base sur les nouveautés les plus populaires. Il est donc préférable de s’en tenir au cinéma d’auteur ou de charger des fichiers à l’instar du jazz éthiopien. Vous avez plus de chances de vous faire pincer en chargeant les blockbusters hollywoodiens qui sont à l’affiche ou encore les derniers tubes de Maître Gims.

La solution du streaming vidéo

Si vous préférez ne pas laisser passer les nouveautés, vous pouvez toujours miser sur le streaming vidéo. S’il est interdit de télécharger illégalement des œuvres protégées, il n’en est pas de même pour le visionnage en ligne des œuvres copyrightées. Il s’agit là d’une manière très facile pour contourner les dispositions de la loi HADOPI. Nombreux sont les sites gratuits ou payants qui offrent ce genre de service. On note que ces sites ne reversent aucune part de leur gain aux ayants droit. Concrètement, on distingue deux catégories de sites de streaming. La première est administrée par des pirates qui violent les droits d’auteurs. L’autre catégorie regroupe les sites alimentés par les internautes eux-mêmes. Ces derniers partagent aussi bien des fichiers légaux que des fichiers illégaux. Voici quelques exemples de sites de streaming :

  • MégaVidéo ;
  • Stream-easy ;
  • Fedbac ;
  • Allostreaming ;
  • Cinesoir ;
  • Myvideotribe ;
  • Direct-Streaming…

Lorsqu’on regarde une vidéo en streaming, le stockage de données qui accompagne l’opération n’est que provisoire. Ainsi, vous ne copiez ni ne téléchargez aucun contenu. En conséquence, vous ne pourrez faire l’objet d’aucune poursuite.

La solution des sites de musique en ligne

Au même titre que les vidéos, il est possible d’écouter de la musique en ligne. Nombreux sont les sites qui offrent cette possibilité. Nul besoin de pirater des fichiers mp3 en peer-to-peer, d’acheter des CD ou encore de disposer d’une chaîne Hi-fi. C’est donc une certitude qu’avec ces sites, vous ne risquez pas de tomber sous le coup de la loi HADOPI. On y retrouve une multitude de fichiers à savoir :

  • Les chansons ;
  • Les albums ;
  • Les auteurs…

Il est même possible de créer des playlists ou encore d’écouter des radios à thème qui ne diffusent que de la musique. Par ailleurs, il est aussi possible de récupérer des fichiers mp3 à partir de ces sites en utilisant certains logiciels. Certes, cette manière de procéder n’est pas légale, mais la technique est indétectable par HADOPI. Voici quelques sites de musiques en ligne que vous pouvez visiter :

  • Jamendo ;
  • Jiwa ;
  • Goomradio ;
  • Jango
  • Odeo ;
  • Deezer
  • Playlist…

L’option du téléchargement direct

Le direct download est une solution de téléchargement qui prend de plus en plus de l’ampleur. Le système du téléchargement direct est en réalité indétectable par la HADOPI. En effet, vous ne téléchargez pas sur des sites web ou avec des logiciels P2P. Les fichiers que vous chargez sont disposés sur les serveurs des hébergeurs tels que :

  • Megaupload ;
  • RapidShare ;
  • MediaFire…

Les avantages d’opter pour un téléchargement direct sont nombreux. L’offre de films, de séries télévisées ou encore de documentaires est fort abondante. Cependant, il faut souvent passer un peu de temps avant de trouver le fichier recherché. Pour faciliter la tâche aux internautes, plusieurs moteurs de recherches spécifiques ont d’ailleurs été développés.

L’utilisation de la connexion internet d’autrui

Au lieu d’utiliser votre propre connexion internet, vous pouvez vous connecter par exemple à un Wi-Fi public pour effectuer vos téléchargements. On retrouve ce genre d’accès internet dans plusieurs endroits tels que :

  • Les gares ;
  • Les McDo ;
  • Les restaurants…

Lorsqu’une quelconque infraction est détectée, vous ne serez aucunement remis en cause puisque ce n’est pas votre adresse IP qui serait apparue. C’est plutôt le gestionnaire du lieu qui devra répondre. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas quitter leur domicile pour squatter une connexion d’autrui. D’aucuns vont même jusqu’à pirater le Wi-Fi de leur voisin. Cependant, il faut noter que craquer le Wi-Fi d’autrui pour se connecter à internet est passible de 45 000 euros d’amende et de 3 ans de prison.

L’utilisation des serveurs de newsgroups

Les newsgroups sont des « groupes de nouvelles ». Ils sont semblables aux forums de discussion. Cependant, le protocole informatique qu’ils utilisent est on ne peut plus différent. Les échanges effectués ne laissent de traces que sur des serveurs hors de la France. Puisque la connexion utilisée est chiffrée en SSL, votre fournisseur d’accès internet n’a aucune idée de ce que vous téléchargez. Loin d’être illégaux, les newsgroups permettent d’échanger des fichiers et des messages en toute sérénité. Pour bénéficier de cette méthode assez discrète, vous devez ouvrir le porte-monnaie. Usenet, le newsgroup le plus connu est accessible pour un tarif de moins de 9 euros par mois.

La souscription aux services de Giganews

Giganews est une société installée à Dallas, au Texas. Elle met en place un dispositif qui rend plus simple l’utilisation des newsgroups. En effet, pour faciliter les échanges sur ces plateformes, les fichiers sont découpés en plusieurs tranches. Ainsi, l’internaute reçoit une multitude de pièces qu’il devra reconstituer pour obtenir ce qu’il cherche. C’est cette contrainte que Giganews supprime en envoyant directement à l’internaute des fichiers complets. Pour une trentaine de dollars par mois, il se charge de rassembler les différentes pièces du puzzle pour vous envoyer de manière sécurisée les fichiers que vous recherchez. Il envoie en réalité par liaison cryptée des contenus de meilleure qualité (copies de films envoyés à la presse, films piratés dans les studios…)

La solution du peer-to-peer privé

Les sites de peer-to-peer privé permettent de télécharger en toute sécurité sur internet sans s’inquiéter de la répression de la HADOPI. Ces sites sont le fruit d’une mutualisation des efforts de plusieurs internautes. En effet, la procédure se présente comme suit. Un internaute s’abonne à Usenet et Giganews, puis il fait profiter ses amis de cet abonnement à partir d’un site P2P. Évidemment, tous devront contribuer au paiement de la facture. Il est également possible de monter un tel réseau de façon sécuritaire sur Dropbox ou encore Filedropper. Les tarifs sont variables selon la quantité de données que vous souhaitez stocker.

Que retenir de ce guide sur les possibilités de contourner la loi HADOPI ? Depuis l’entrée en vigueur de la loi HADOPI, les internautes ne sont pas restés les bras croisés. Ils mettent en place d’autres méthodes de téléchargement pour contourner ladite loi. Les VPN, le streaming, les newsgroups, le peer-to-peer privé sont autant de solutions exposées dans cet article. Ils sont aussi efficaces l’un comme l’autre pour accéder aux œuvres protégées hors du champ de répression de la loi HADOPI.

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